je lis et j'écris

la rature

Qu'est-ce qu'un homme révolté? Un homme qui dit non. Mais s'il refuse, il ne renonce pas : c'est aussi un homme qui dit oui, dès son premier mouvement. Un esclave, qui a reçu des ordres toute sa vie, juge soudain inacceptable un nouveau commandement. Quel est le contenu de ce "non"? 

L'Homme révolté. - Albert Camus

blop

Mercredi 26 avril 2006

Eric Zemmour. - Paris : Denoël, 2006. - 133 p. (collection indigne)

Un livre rédigé par un éditorialiste du Figaro qui paraît dans une collection 'indigne', je vous l'accorde, ça rebute. Dès le titre, qui prend à rebours l'ouvrage du castor, il n'y a aucun doute, on se situe dans le paradoxe, à nous de trouver la souplesse intellectuelle pour prendre du recul, remettre véritablement en cause nos propres convictions. Et peut-être avant tout, remettre en cause le discours qui nous sert de conviction...

Voilà pourquoi je le dis tout net, outre ma misogynie naturelle, j'apprécie énormément la manière de penser de cet homme. J'en profite pour rendre hommage à l'émission la plus éclatante de la télé (après les Feux de l'amour), 'Ca se dispute' sur i télé, la chaîne la plus éclatante (après TF1, bien-sûr), débat regroupant de manière immuable trois personnages, un médiateur (jamais vraiment neutre) et deux personnes pas d'accord, bref un concentré de la vie (enfin de la mienne en tout cas) dont on ne peux se lasser, la dialectique faite chair -et quelle chair...

Le Zemmour fonctionne de manière bien particulière, dont, il me semble, j'ai réussi à tirer une equation à peu près juste et infaillible. C'est un raisonnement qui a besoin de s'étendre sur une certaine longueur, il faut se référer à la distinction que Mazarin (désormais mon maître à penser, vous l'aurez compris) opère entre les deux types d'orateur. Alors évidemment 'Tout le monde en parle' n'est pas l'espace propice pour le déploiement de ce genre de discours. Mais bon, il s'en ai quand même bien sorti coincé entre Michelle Bernier et Francis Huster qui ne voulait même plus le regarder à la fin. Eh oui, Francis huster tourne le dos au machisme, parce Francis Huster comprend la femme, je dirais même plus Francis Huster est le plus grand bienfait que la femme ait jamais connu. 

On en arrive au coeur du sujet. Zemmour expose que les valeurs dites féminines l'ont emporté sur les valeurs masculines, déchargeant pour le coup les hommes du fardeau qui leur pèse entre les jambes depuis des millénaires. Fini le mauvais rôle du père castrateur.

 L'equation imparable, c'est que les deux tiers du propos prennent à rebours le discours 'progressiste' ambiant, et quand on retourne le progressisme, ben c'est mathématique, on tient un discours réactionnaire. Alors soit on considère que l'occasion est trop belle de se faire un réac', ils sont de plus en  plus rares! On le pend haut et court et on compare son poids avec celui d'un canard pour voir s'il flotte. Ou alors on pense très fort aux cercles hégeliens, et on prend son mal en patience Je veux bien concéder que cent pages de provocation pas toujours très fine, c'est fatigant pour les nerfs. Moi-même, j'ai tendance à me laisser impressionner par ce que je lis, et sincèrement je commençais à me dire qu'après tout, c'est vrai que je ne suis qu'un sale ovule machiavélique, un kamikase avec un détonateur dans le vagin, prêt à faire sauter toute l'humanité. Il faut avouer que cette idée me plaît bien en fait.

Mais en même temps, tout à fait d'accord avec certains faits, comme la dévalorisation des secteurs, liée à leur féminisation. Merde, dans ma filière, on est 90% de filles, autant vous dire que mon D.E.A. c'est loin d'être le Graal...

Il y a un passage particulièrement difficile, énumérant ce que les femmes font à défaut, je me permets de le citer : 'Les femmes conduisent quand la vitesse est limitée; elles fument quand le tabac tue; elles obtiennent la parité quand la politique ne sert plus à grand chose; elles votent à gauche quand la Révolution est finie; elles deviennent un argument de marketing littéraire quand la littérature se meurt (aïe, ça, ça fait très très mal, et si ça fait si mal, c'est qu'il y a sans doute un peu de vrai, ndr) ..."

Le dernier tiers propose donc tout naturellement des analyses très fines, comme l'utilisation du travail salarié des femmes par le capitalisme, ou encore une réflexion très juste sur l'humiliation que véhicule le nouveau discours sur le sexe, plus inhibant que toutes les religions, et la manière dont les nouveaux fascismes se réapproprient la loi du père en s'affublant des attributs de la virilité baffouée, et ça par delà les clivages érigées par la théorie fumeuse du 'choc des civilisations'.

Une petite critique quand même sur l'utilisation un peu légère des concepts de 'pulsion de vie' et 'pulsion de mort' dans les analyses.

Voilà, c'est de la rhétorique très bien maîtrisée (évidemment que sous ma plume, c'est un compliment, parce que ce n'est pas avec de bonnes intentions qu'on démonte le discours, mais en excellant dans ses rouages). Il s'agit d'épuiser le système, les deleuziens me comprendront, les autres feront un petit effort de lecture. Et pour couper court aux critiques habituelles, je dirai que ce n'est pas la somme des souffrances et humiliations qui ont été et sont encore le lot quotidien des femmes qui doit nous exempter de toute réflexion, au contraire. Je me permets même d'aller plus loin que Zemmour, et d'ajouter que selon moi, ce n'est pas aux hommes d'aujourd'hui de porter la culpabilité d'hier. Ce n'est pas comme ça qu'on optimisera l'espèce ! ah ah

par hud publié dans : mes lectures
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Jeudi 20 avril 2006

... Dans le contexte actuel je crois qu'il faut se contenter de se que l'on a, c'est pas le moment de se tirer dans les pattes, quitte à chier dessus le plus possible le jour où elle accèdera au pouvoir (bien que je me fasse peu d'illusions à ce niveau, l'autre va la bouffer au débat télévisé).

Je suis totalement d'accord avec toi, à ceci près que pour moi le fond de son discours n'est pas complètement vide. Je dirai même qu'il y a un petit je ne sais quoi qui laisse à penser qu'elle ne partage pas seulement le vice des média avec le nabot qui pue. Même méthode de censure et de propagande sur internet (j'en ai déjà parlé). J'ajouterai que son action au gouvernement ne s'est pas bornée à l'allègement des cartables puisqu'elle est à l'origine de la décision de suspendre tout enseignant soupçonné de pédophilie. A l'époque de Marc Dutrou ça faisait classe, maintenant avec outreau, ça le fait moins. La présomption d'innocence? Absurde, quand de toutes façons nous portons la culpabilité du sacrifice du Christ.
Après cette mesure, qui a entraîné nombreuses dérives (le suicide d'un prof accusé à tort par exemple, voir le site que j'ai mis en lien), je doute fort que le corps enseignant vote comme un seul homme pour la belle... quoique en disent les sondages.

Ceci etant dit, je comprends ton propos. Mais ma sincère conviction est qu'une gauche malhonnête est plus pernicieuse qu'une droite qui s'assume. Exemple à la con, que se serait-il passé le 29 mai 2005 si Ségolène Royal et François Hollande avaient été au pouvoir? Evidemment je dis ça parce que je suis convaincue du bienfondé du non, mais bon...
Le soir des résultats, tous les éléphants du P.S. (ségo inclus, n'en déplaise à Montebourg, qui s'est fait avoir comme un couillon à la télé l'autre jour, mais bon, ça aura ptet le mérite de décourager ceux qui le traitent de "calculateur"...) en appelaient à une démission de Chirac. Et eux? ¨Putain eux? Quel mépris! Quelle prétention!

Tout ça pour dire que la seule issue que je vois à la non application de la politique sarkoziste (par qui que ce soit), c'est un harcèlement à outrance (comme dirait silvio) du candidat de gauche le mieux placé pour qu'il retrouve le chemin vers le début d'alternative qu'esquissait mai 2005, alternative qui se dessine au niveau mondial puisque lui seul compte. Oublions un peu Sarkozy, et ouvrons les yeux, c'est le temps de l'espoir et de l'exigence. Les mouvements sociaux se généralisent en Europe. Le peuple se saisit de son droit démocratique en Amérique latine. L'administration Bush n'a jamais été en si mauvaise posture. Vous me direz, les chefs maintenant ce sont la Chine et l'Inde, et effectivement il y aurait de quoi s'inquiéter si c'étaient des peuples endormis comme nous le sommes, mais ce n'est pas le cas, le modèle de ces pays ne repose pas sur la réussite mais sur l'oppression (car la réalité humaine ce n'est pas la réalité économique) et la soumission n'est pas éternelle.
Bref je m'emballe et je suis peut-être trop optimiste, mais tout ça parce que je pense que l'heure n'est pas encore à la déception et la résignation, parce que pour ça, il faudrait déjà être passé à l'action!
Les consensus (pouah, mot pourri, mot pourri!!) et les recentrages vers le moins pire ça nous mène à Romano Prodi qui l'emporte à deux votes près. Que disaient les sondages il y a trois mois?
Alors si Ségo veut vraiment y aller, et si c'est confirmé par le vote des militants, mais qu'il lui manque des idées, ça tombe bien parce que nous, on en a plein des idées, à commencer par la 6è RP, où elle nous fera le plaisir de se retirer en reine d'Angleterre qu'elle est.
Elle fera part de ses vues sur l'homosexualité autour d'une tea party à Christine Boutin, ça l'intéressera plus que nous.

Ne tergiversons pas, de toutes facons, la decision appartient desormais aux militants a 20 euros, et j ai l immense fierte d en faire partie.. les elephants nous reunissent le 3 mai pour nous briefer, ca va etre une sacree teuf, avec plein de bouffe gratis j espere +++

ceci dit je prefererais ne pas.

par hud publié dans : bartleby
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Lundi 17 avril 2006
Comme en ce moment, j'ai l'inspiration un peu tarie, je me distrais et m'amuse d'un rien, alors j'en fais profiter les autres! À surfer sur le net, on ne trouve pas que des adorateurs de la "vache sacrée" (l'expression n'est pas de moi, mais je la reprends, et au passage, je pense à fonder un comité de sauvegarde des blagues misogynes), non, non, non, alors voici ce que j'ai pioché : 1- taper "ségolène" (taper-les-lettres, ah ah ah) et faire une recherche sur google... 2- taper "Ségolène à poil" et taper "j'ai de la chance", toujours sur google... Blague à part, je mets un nouveau lien vers un blog qui a retenu mon attention, avant j'avais une intuition préventive, maintenant j'ai les arguments...
par hud publié dans : no comment
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Samedi 8 avril 2006

Une fois de plus, je me permets de citer mon bon vieux Sam qui décidément ne doit pas dormir tranquille là-bas à Montparnasse...

- il a eu droit hier à son Théma sur Arte, ça c'est ce qu'on appelle la consécration, Joe !-

Critique mise à part, c'était l'occasion de revoir ses pièces pour la télévision. Eh oui, la télévision, ce n'est pas pourri, c'est le plus grand écrivain de tous les temps qui vous le dis (je parle de Sam, vous l'aurez compris), et j'espère qu'un jour ma thèse sur le beckettien dans les Feux de l'amour fera son chemin !

C'était vraiment un bonheur sans nom d'halluciner sur Quad I et II, carré parcouru inlassablement par quatre personnages, le tout étant toujours d'éviter soigneusement le centre.

Le seul problème, c'est que pendant toute la soirée, je ne pouvais m'empêcher de faire des associations d'idées pourries avec l'actualité. Beckett, un auteur  anhistorique, apolitique? J'aimerais bien !! mais franchement... Ségo et son gars enterrés dans un mamelon? Oh les beaux jours!

- pauvre François -  (elle farfouille dans le sac) - aucun goût - (elle farfouille) - pour rien - (elle sort un étui à lunettes) - aucun but - (elle revient de face) - dans la vie - (elle sort les lunettes de l'étui) - pauvre cher François - (elle dépose l'étui) - bon qu'à dormir (...)

En attendant 2007, Gogo et Didi se disent qu'un bon petit mouvement social ferait bien passer le temps :
C'est ça, engueulons-nous. (Echange d'injures. Silence). Maintenant raccomodons-nous.
 
Trêve de bêtises, que va-t-il se passer, maintenant? Qu'est-ce qui a changé?  Y a des gens qui voient la vie du bon côté (sifflets sifflets) et ils ont bien raison.
Les jeunes ont su prouver qu'ils n'étaient pas des larves non pensantes, mais qu'au contraire ils avaient la gnac, la pêche, qu'ils y croyaient à mort et qu'ils se laisseraient pas faire. Les jeunes ont prouvé qu'ils étaient des jeunes, ouais et maintenant ils vont pouvoir être vieux, vu qu'ils ont été jeunes, c'est imparable. Le débat démocratique a fait un retour fracassant dans les chaumières (avec les mesures contre les jeunes c'est facile, tout le monde a son jeune, hélas tout le monde n'a pas encore son immigré, eh non)...
Bref, je suis sans doute trop politisée (ou trop beckettienne) pour partager cet enthousiasme...
Pour ce qui est du débat démocratique, on disait la même chose en mai 2005... et en plus un vote fracassant l'a confirmé. Et pourtant...
En plus les manifs, c'est plus ce que c'était avant. C'est vrai quoi, se taper cinq heures de marche avec Mary J. Blige en fond sonore, ça relève plus du masochisme que de l'engagement. Les gars de la C.G.T., ça les perturbe aussi, alors il se remettent un coup de gnôle, c'est vrai ça pue la vinasse dans les cortèges. C'est pas exactement comme ça que j'imaginais de m'accomplir en tant qu'être historique, snif.
L'aspect pernicieux, c'est qu'on s'enferme encore dans un discours bien rôdé avec comme seule problématique la valeur de la jeunesse, l'idée qu'on s'en fait et la manière dont elle s'illustre pour être "à la hauteur".
Le discours survalorisant, c'est sympa, ça fait bien plaisir, mais ça cache un mépris qui s'affiche de plus en plus ouvertement. Des losers confinés à la revendication, incapables de passer à l'action, des empotés larmoyants et romantiques. L'image virile du "jeune de novembre", violent, excessif, destructeur et même déconstructeur (Derrida en aurait frétillé du neurone, c'est sûr) refait surface, en contre-point écrasant. Bref on nage dans l'univers fantasmatique des vieux, ce qui donne lieu à des analyses en trompe-l'oeil.
Beaucoup ont remarqué que le mouvement était dépourvu de transcendance, et en cela ne ressemblait en rien à mai 68. La revendication, c'est le C.P.E., le C.N.E. s'est imposé (difficilement) dans les slogans. Que demander de plus? La démission de Villepin? On pourrait rappeler Raff', ce serait marrant ! La démission de Chirac? Histoire de mettre fin à l'attente et de se taper, une bonne fois pour toute, Sarko?
Attendre patiemment 2007 et voter Ségo pour qu'elle fasse passer des lois interdisant qu'on soit méchant avec les jeunes, lois qui seront dégagées par le Sénat de toutes façons, se dégoûter de la gauche pour 20 ans et se taper enfin Sarko qui aura paufiné son contrat avec Paris Match? Et ça recommencera, des débats démocratiques, une jeunesse flamboyante, que les jeunes d'aujourd'hui et les vieux de demain trouveront très "courageuse"...
Ahhhhhhhh
Ca restera un mouvement de dupes si les institutions ne changent pas, point barre. Tant qu'il n'y aura pas de démocratie DANS L'UNIVERS POLITIQUE, les français seront des enfants "qui ont les défauts de leurs qualités"...  un instinct de la liberté, une vague idée de la justice qui s'exprime cycliquement pour ne pas devenir fou. Autrement appelé la tactique de la cocotte minute, ou encore la temporisation éternelle.
Avec des discours du type, les jeunes sont trop forts, les femmes sont l'avenir de l'homme, on ne va pas loin, et on oublie que les auteurs de ces discours ne sont précisément ni des jeunes ni des femmes, mais ceux qui ont le pouvoir et entendent bien le garder.
Arrêtons le laudatif, et mettons nos cerveaux en marche!
par hud publié dans : bartleby
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Jeudi 30 mars 2006

Juste une petite brève histoire de casser l'ambiance...

En ce moment, on dirait bien que le Français à la baguette et au béret se rebiffe, se regonfle d'une fierté longtemps blessée, frustrée.
Débat sur l'aspect positif de l'oeuvre coloniale, De Gaulle le soir à la télé (méditant sur l'irrépressible mouvement algérien pour l'indépendance en 55 (!!) sur son rocking chair à Colombay... plus que contestable mais bon...il a bien refait une virginité à la France de 44, il peut bien refaire le coup même mort.)
Et pour finir, exaltation de la francophonie au Salon du Livre 2006. Ahhh la francophonie, quel beau principe culturel, on serait vraiment cynique d'y trouver à redire...

Je me précipite à la porte de Versailles pour m'en repaître. Et là, comble de bonheur, trois lieux
symboliques s'offrent à moi la salle Ahmadou Kourouma (écrivain ivoirien, qui, entre autres, a écrit Les Soleils des indépendance, un roman vraiment génial que je conseille vivement!!)
la salle Kateb Yacine, auteur algérien que je n'ai jamais lu, mais je vais réparer cette lacune bientôt avec Nedjma.

et enfin
salle Samuel Beckett
alors là évidemment, ben c'est mon auteur, ma chose (hélas je le partage avec quelques milliers de doctorants,  mais bon)

Les larmes ne tardent pas jaillir de mes deux yeux exorbités devant tant de génie, en plus je croise Jack Lang, c'est le ponpon j'ai comme une envie de me jeter à ses pieds, ici et maintenant dans cette caverne de la beauté et de la littérature, mais la suspicion, toujours la suspicion, et le doute s'emparent de mon petit être aigri et mesquin.
Un sentiment de couille dans le potage, je ne me souvenais pas qu'on avait colonisé l'Irlande!!
Parce que bon, la francophonie, c'est très joli tout ça mais ça a un contexte quand même...

Evidemment, personne ne se plaindrait, je pense, d'être comparé à l'auteur de l'Innommable,
mais le truc, c'est ce qu'elle induit, ici, à mon sens.
L'idée d'un choix esthétique du Français, complètement  décontextualisé, apolitique (c'est l'image que l'on se fait de l'oeuvre de Beckett, on peut la discuter), genre la rencontre miraculeuse d'un génie et d'une langue hors de toute perspective historique pour le bonheur de la littérature.
Le rapport de Kourouma et Kateb Yacine au français implique évidemment d'autres problématiques, soigneusement contournées dans les conférences par l'éternel repentir, on ne fait pas assez de place à la littérature francophone (entendez africaine, maghrébine), on devrait, il faudrait, ce serait bien, blabla..
Ben c'est sûr que le jour où les auteurs "francophones" seront au programme de l'agrégation... pardon,
Samuel Beckett y a eu droit, lui...
Mais je regarde peut-être de trop près. Pour fêter la francophonie (la littérature belge comme libanaise), moi j'aurais d'abord besoin qu'on l'interroge de près.
Mais on n'interroge ni les outils d'occultation ni les instruments du pouvoir.

Que Sam soit mêlé à cette mascarade et utilisé de la sorte, ça me dégoûte !

par hud publié dans : bartleby
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