A l'heure où tous les débats portent sur le statut de Pluton (problème hautement sensible, puisqu'il s'agissait de la seule planète découverte par les astronomes américains), on peut regretter qu'une autre problématique soit ostensiblement mise à l'écart, celle qui nous intéresse aujourd'hui. En effet, le débat sur Pluton est symptomatique d'un certain rapport entre science, et ce qu'il faut bien appeler, 'politique'. Un peu comme au 16è siècle, quand d'éminents grammairiens s'ingéniaient à prouver la descendance directe entre le grec classique et le français (sans passer par le latin). Poussé par une politique de rivalité franco-italienne (les italiens se prétendant les héritiers les plus 'purs' de Cicéron), tout le monde s'y est mis, poètes, littérateurs, etc.
Ah politique, politique, politique...
Il y a quelques mois, des chercheurs en médiabiotechnologie ont mis au point un nouveau schéma génétique, support d'une parthénogénèse inédite : une couverture du nouvel observateur de décembre 2005 a engendré un phénomène médiatique et politique en circuit fermé sophistique (elle est la mieux placée donc elle recueille les intentions de vote - elle recueille les intentions de vote donc elle est la mieux placée, etc.).
s'il faut reconnaître que l'exploit tient du prodige, et ne pas manquer de saluer nos scientifiques (vite, vite, un brevet, histoire de pas se la faire piquer !!), on peut tout de même s'interroger sur la portée d'une telle invention.
De fait, comme toutes les découvertes clef de l'histoire de l'humanité, ce nouveau processus tend non seulement à supplanter tous les autres (qu'on n'est pas obligé de regretter), mais poursuit son chemin en dehors des conventions laborantines pour se mêler à toutes sortes de bactéries (nosocomiales?), produisant des mariages pas toujours très heureux. Pour vulgariser, peut-être pourrions-nous parler de 'contamination réciproque' entre fleur des champs et punaise...
Mais le plus inquiétant réside dans les conséquences de cette découverte sur l'ensemble du biotope, qui, effaré devant la singulière efficacité de cette nouvelle forme vie assistée, tente de s'adapter par le phénomène le plus commun de la nature,l'immitation, donnant naissance à une nouvelle forme d'organismes, les O.S.M. soit 'Organismes Ségolèniquement Modifiés.'
Ce qui nous ramène à l'éternelle problématique : est-on obligé d'accepter comme un bienfait la totalité des manipulations génétiques?
Car si son utilité à la cause commune est à court terme indéniable, notamment comme agent bactériologique en milieu pachydermique, le schéma, comme toutes les choses trop efficaces, tend à s'ériger en modèle unique de gestation.
Alors évidemment, vous allez me dire, c'est le discours d'une classe aisée qui n'est pas 'en situation' (elle non plus) de manque, qui pourra toujours satisfaire à sa consommation quotidienne intellectuelle, parce que les ptits chinois, ils aimeraient bien en manger des O.S.M., ils feraient pas la fine bouche, eux. Moi je réponds, c'est pour ça qu'il serait temps de cesser de produire de la merde qu'on prônera jusqu'au moment où il s'agira de la bouffer nous-mêmes. Mais peut-être que je m'éloigne de notre sujet.
Par ailleurs, quand recherche scientifique s'allie à intéret financier, les choses se compliquent. Et ce deux manières, l'une économique, l'autre biologique. Les circuits de production qui tente de nouvelles approches de la culture politique se développent bien entendus en dehors des grands groupes, représentés par la majoritaire F.N.S.E.A.(Fédération Nationale des journaux financéS par dEs vendeurs d'Arme) dont les deux produits phare sont les O.S.M. et les I.N.W.T (in nico we trust). Difficile en ces conditions de tenir son marché. Mais le facteur biologique reste sans doute le plus pervers. En effet, les O.S.M. prolifèrent dans toutes les cultures, même les non labellisées, par un phénomène hormonal imparable, la peur alliée à la culpabilisation (d'une manière particulièrement agressive envers les espèces femelles, ayant un vagin en commun avec le génome souche). Impossible dans ces conditions de produire d'autres cultures, facteur historiquement précurseur de vastes épidémies de terre brûlée, et de mise en jachère (notamment pour la période mai 2007).
Inutile de s'attarder sur le goût des O.S.M. (en cette matière, le débat est impossible, et puis de toutes manières, rappelez-vous les ptits chinois). A titre scientifique, nous noterons cependant que les Organisme tout récemment Ségolèniquement Modifiés bénéficient d'une manière concomittante d'une visibilité médiatique instantanée. Si leur aspect change guère, on sera néanmoins sensible à un léger gonflement d'orgueil et à une sécrétion accrue de mépris. Enfin, si le dégré de dilution du schéma intellectuel originaire varie d'un O.S.M. à l'autre, on sera attentif à l'utilisation systématique d'un certain vocabulaire, "ordre juste", "performance à l'école", "morale", que nous laisserons à votre appréciation.
Quant à nous, il nous semble désormais nécessaire de nous munir d'un équipement de faucheur adéquat, et ce d'une manière durable et avant tout politique, car décidément, choisir en N.S.-Notre Seigneur saint patron des patrons et S.R. Sainte Rectrice de nos consciences, nous préférerions ne pas.
En ce qui concerne notre pragmatisme, nous ne le renions pas et maintenons tout au contraire que la solution est belle et bien mathématique, mais pas binaire.
La 'république du respect' : juste fais le

SE TAILLER UN ROYAUME DANS LA MERDE UNIVERSELLE, PUIS CHIER DESSUS.
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